Les réformes engagées sous le règne du président Félix Antoine Tshisekedi
Tshilombo dans le secteur des finances publiques produisent des résultats incontestables. Étant un secteur vaste,
il était question d’aller molo molo. Aujourd’hui, la République Démocratique du Congo vient de réaliser un tournant historique dans la modernisation dudit secteur, par la déconcentration de l’ordonnancement.
Jour pour jour, c’est près de 14 ans
après l’adoption de la loi sur les finances publiques que le Gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et à travers l’un des meilleurs de ses élèves, en la personne de Doudou Fwamba Likunde Li-botayi, en sa qualité de ministre des finances, opérationnalise enfin la réforme majeure de la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses publiques. Cette nouvelle est tombée le vendredi 13 février 2026.
En effet, la déconcentration de l’ordonnancement rapproche la décision d’engagement et de paiement des centres de responsabilité sectoriels. Elle permet ainsi de réduire les délais de paiement, d’améliorer la redevabilité des gestionnaires et de fluidifier l’exécution des dépenses publiques.
Cette réforme s’inscrit dans une approche progressive, articulée avec
la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGTCP) et le
Compte Unique du Trésor (CUT), contribuant directement à la stabilité du franc congolais, à la maîtrise de l’inflation et à une meilleurecoordination avec le Fonds Monétaire International,
dans le cadre des réunions du Comité de conjoncture économique.
À travers cette réforme, le gouvernement traduit sa volonté, sous la conduite du Président de la République, de moderniser durablement la gestion des finances publiques et de
renforcer la discipline budgétaire, au bénéfice direct de la population.
Doudou Fwamba, le précurseur de cette innovation
Ce pas de géant réalisé par le gouvernement congolais est inscrit
dans une vision déjà exposée par le ministre dans son ouvrage « La Réforme des Finances Publiques et
de l’Administration en RDC », paru le 15 mai 2022, qui prévoyait notamment :
- l’opérationnalisation de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP) ; la
mise en place du réseau national des comptables publics ; l’instauration du
Compte Unique du Trésor ; le développement du marché des titres publics et le renforcement de la profession d’expert-comptable ainsi que l’amélioration du système de production des statistiques des finances publiques. Cette réforme structurante s’inscrit dans le cadre du Plan stratégique
pluriannuel de modernisation de la Gestion des Finances Publiques (GFP),
coordonné par le Comité d’Orientation de la Réforme des Finances Publiques
en RDC ( COREF) et vise à renforcer l’efficacité, la transparence et la crédibilité de l’exécution budgétaire, conformément à la Loi n°11/011 du 13 juillet 2011.
Quatre ministres sélectionnés pour cette phase pilote du processus de
déconcentration
Chaque réforme fait appel à une phase d’essai autrement appelée ‘’ phase pilote’’. Pour ce processus de la déconcentration de l’ordonnancement, quatre ministères ont été choisis pour cette période qui a été structurée en deux phases pilotes. La première concerne :- le Ministère de l’Éducation
Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté ;- le Ministère du Développement Rural ;- le Ministère de la Santé ; - le Ministère des Infrastructures et Travaux publics (ITP).
La deuxième phase inclut les ministères de la Défense Nationale, de l’Agriculture, de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, de la Pêche et de l’Élevage, ainsi que celui des Finances. Cette approche graduelle vise à sécuriser les dispositifs techniques, humains et organisationnels, avant la généralisation de la réforme.
Il sied de noter qu’ en fin janvier 2026, plusieurs avancées majeures sont
enregistrées. La chaîne de la dépense interfacée est déjà opérationnelle dans
les quatre ministères pilotes, avec les équipements installés, les comptes ouverts à la Banque centrale et les logiciels en service. Le déploiement est en cours dans les cinq autres ministères concernés par la phase pilote. Parallèlement, la DGTCP est pleinement opérationnelle, avec du personnel installé, des bâtiments fonctionnels et des systèmes comptables actifs, garantissant la tenue fiable de la comptabilité de l’État et la production régulière des soldes des comptes.
La prestation de serment des comptables publics: une formalité de cette réforme
Parmi les avancées significatives
enregistrées l’on note la prestation de
serment de près de 55 comptables publics principaux et secondaires en
janvier dernier devant le Ministre des Finances.Cette étape marque la mise en place effective du réseau des comptables publics, formés par l’École Nationale des Finances et déployés dans les ministères pilotes pour assurer
une gestion rigoureuse et conforme aux normes de la comptabilité publique.
Les systèmes d’information financiers connaissent également des avancées importantes, avec l’interfaçage sécurisé des modules de dépense, de trésorerie et de comptabilité générale avec la Banque centrale, en phase finale.
Notons ainsi que les prochains jalons de la réforme sont clairement définis : pleine opérationnalisation de la chaîne de la dépense dans les ministères
pilotes, production des balances trimestrielles consolidées par la DGTCP, puis généralisation progressive de la réforme à l’ensemble de l’administration. Ainsi, le souhait ardent des Congolais est de voir le secteur des finances publiques devenir un modèle
pour plusieurs pays.Cependant, l’augmentation de la cotation est vivement souhaitée. Dorcas Nsomue
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