Malgré les tensions qui existent déjà entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, le pays de Paul Kagame a démontré une fois de plus que c’est lui qui cherche des problèmes aux descendants de Patrice Emery Lumumba. A ce sujet, la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka a échangé avec le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda Kabangu, accompagné du président de l’Autorité de Régulation des Postes et télécommunications (ARPTC), ainsi que des responsables des principales sociétés de téléphonie mobile opérant en République démocratique du Congo, notamment Airtel, Orange et Vodacom. C’était dans la soirée du mardi 10 février 2026, dans son cabinet de travail.
Au menu, la question pertinente et sensible sur l’utilisation illégale des fréquences congolaises par la société MTN/Rwanda. Or, lesdites fréquences relèvent d’un caractère stratégique et souverain de l’Etat congolais.
Au sortir de cette réunion qui a revêtu un caractère urgent, le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda Kabangu, s’est exprimé en ces termes : « Nous avons été reçus par Son Excellence Madame la Première Ministre au sujet de la question épineuse de l’occupation de notre territoire par une société rwandaise, MTN, qui commence à exercer dans notre pays en utilisant nos fréquences sans avoir d’autorisation ».
Il a, cependant, précisé que cette audience s’est tenue en présence du régulateur et des opérateurs concernés tout simplement parce qu’ils devraient éclairer le gouvernement sur les aspects techniques du dossier.
« Il fallait que nous venions avec le régulateur, le président de l’ARPTC, mais également les opérateurs concernés, notamment Airtel, Orange et Vodacom. Nous avons présenté la question et nous avons eu de Madame la Première Ministre les orientations », a-t-il ajouté.
Selon le Ministre, la Cheffe du gouvernement a instruit une prise en charge technique immédiate du dossier par l’ARPTC. « La question reste technique. Une communication technique se fera autour de la question et les instances politiques viendront après. Pour le moment, la Première Ministre a donné des instructions précises pour que les techniciens, c’est-à-dire l’ARPTC, puissent communiquer et saisir les autres instances internationales », a indiqué José Mpanda.
Qualité des services : des réponses attendues pour la Mongala
En abordant les préoccupations liées à la mauvaise qualité des services de télécommunications, notamment dans la Mongala, soulevées par la population lors du récent séjour de la Première ministre dans cette province, le responsable de ce secteur a rassuré sur l’engagement du gouvernement. Il a précisé que des instructions claires ont été données par la cheffe du gouvernement pour une amélioration rapide de la situation dans la contrée et dans d’autres zones mal desservies.
« Les problèmes de la qualité des services de télécommunications ont fait l’objet de plusieurs réunions avec le régulateur et les opérateurs. Les solutions idoines sont en cours. La connectivité des 145 territoires et la réduction de la fracture numérique sont en cours », a-t-il souligné.
Participation des Congolais : mise en œuvre des 5 % de parts sociales
Faisant d’une pierre, deux coups, cette rencontre entre la cheffe de l’Executif national a permis d’évoquer l’application des dispositions légales imposant que 5 % des parts des sociétés de télécommunications soient détenues par des Congolais.
À ce sujet, le ministre des Postes et Télécommunications a indiqué que la Première Ministre a donné des orientations claires pour la mise en œuvre effective de cette mesure, conformément aux instructions du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Il a, devant la presse, rassuré qu’un travail technique et administratif nécessaire est déjà engagé, traduisant la volonté du gouvernement de renforcer la souveraineté économique nationale dans le secteur stratégique des télécommunications.
Il sied de noter que cette audience s’inscrit pleinement dans la mise en œuvre du Programme d’Action du Gouvernement (PAG 2024-2028), qui place la souveraineté nationale, la transformation numérique et la protection du territoire, y compris dans sa dimension technologique, au cœur des priorités gouvernementales. En donnant des instructions claires sur la gestion des fréquences, le rôle du régulateur et la saisine des instances compétentes, la Première Ministre traduit concrètement l’axe du PAG relatif au renforcement de l’autorité de l’État et à la sécurisation des secteurs stratégiques, dont les télécommunications. D.N.M
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