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Kinshasa : Les refoulés de «Pakadjuma» s’installent sur Poids-Lourds

Déguerpis depuis le lundi 9 février 2026 par l’Hôtel de ville de Kinshasa de la concession de l’Onatra S.A (Office National des Transports), dans la commune de Limete, les occupants illégaux du site «Pakadjuma» ont décidé de s’installer le long des avenues Poids-Lourds sur Kingabwa, depuis hier mercredi 11 février 2026. Ainsi, l’installation même à titre provisoire des personnes dangereuses et incontrôlées sur leur nouveau «quartier général» inquiète déjà plus d’un Kinois. 
Des maisons de fortunes en tôles et planches récupérées après démolition du site par les bulldozers, se construisent à la va-vite comme des campements des «soldats».  

Des familles entières : hommes, femmes, enfants, jeunes et vieux ont squatté des espaces à la clôture de la voie ferrée, le long de la route Poids Lours, le temps de se protéger contre des éventuelles intempéries. Comme qui dirait, chassés du site de l’Onatra et abandonnés à leur triste sort, ils s’installent désormais sur la voie publique, le long de l’avenue Poids-Lourds, en attendant le déploiement des convois de retour. Entretemps, l’exécutif provincial s’emploie à organiser leur retour au bercail, pour ceux de provinces par des bateaux offerts par l’Onatra. On signale même que des véhicules du Gouvernorat pourront les ramener tous, d’abord au Site de la N’sele en vue de leur relogement et les autres aux destinations de leur choix, à travers la ville de Kinshasa. 
Dans l’entre temps, les bulldozers de l’Hôtel continuent sans relâche l’opération de démolition des constructions anarchiques dans cette zone, appelée autrefois: «Coupe-gorge». 
Devant ces habitations précaires, des véhicules de la police provinciale, appelés «Kabasele» du GMI (Groupe Mobile d’Intervention rapide) se sont positionnés ainsi que des jeeps des militaires de la 14 ème région militaire. Une autre paire de manche pour l’exécutif province en ce jour. 
Les agents de deux stations-services vandalisées, ainsi que des populations victimes de vols et extorsion par des inciviques n’arrivent toujours pas à effacer de leur mémoire les actes subis le mardi 10 février 2026.
Des informations récoupées sur terrain, les populations riveraines craignent déjà pour leur quiétude avec ces «populations» dangereuses et incontrôlées qui seront déversées en masse dans les différentes communes et quartiers de la capitale. 
Dans la mémoire collective, elles se souviennent de la libération en masse des détenus  de la Prison Centrale de Makala, laquelle avait augmenté le taux de criminalité (Kuluna) à travers la capitale. 
Certes, Daniel Bumba Lubaki fait maintenant face à un défi majeur de réintégration pour ces populations expulsées dont la plupart ne manifeste aucune intention de quitter le site pour aller soit en provinces ou ailleurs. 
Surtout que les scènes des actes des pillages commis le mardi passé constituent une leçon pour l’autorité urbaine et les services de sécurité qui devraient travailler en synergie pour assurer réellement la protection des paisibles citoyens.   
Par ailleurs, les analystes sociopolitiques demandent aux policiers de la GMI et les militaires de la 14ème région militaire de se déployer sur terrain afin de sécuriser la zone, particulièrement les piétons qui y passent contre tout acte de violence. 
                                      Jean-René Ekofo 

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