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Assemblée générale de l’ AETA : nécessité de commencer la mobilisation de la population pour la surveillance du processus électoral

La plate-forme «Agir pour les Élections Transparentes et apaisées», ( AETA)  a tenu son assemblée générale du 30 au 31 janvier 2026 au centre Liloba. Axée sur « la problématique des élections dans un pays en situation de guerre et d’instabilité institutionnelle : le cas de la RDC », cette assemblée générale était organisée sous la houlette du secrétaire permanent de «Agir pour des élections transparentes et apaisées» (AETA), Jérôme Bonso.
Ces assises de 48 heures avaient pour objectifs de faire l’évaluation de l’exercice électoral 2022-2027. Ainsi, les participants ont passé au peigne fin, le rapport de synthèse des activités réalisées (2022-2025). Les objectifs de cette assemblée générale visent à susciter la mobilisation de la population dans la surveillance du processus électoral, dans le cadre de la planification opérationnelle des elections pour garantir la transparence  et l’inclusion du genre dans le processus électoral.

Les membres de cette organisation ont réfléchi sur la mise en œuvre d’actions de plaidoyer et d’influence politique visant à promouvoir la participation citoyenne, la gouvernance démocratique et la prise en compte des préoccupations des populations dans les politiques publiques, afin d’arriver à la production des analyses pertinentes, consolidation des synergies d’action, mobilisation de la population et intégration transversale du genre dans les initiatives menées; plaidoyer et influence politique.
«Cette évaluation de l’AETA s’inscrit dans le cadre du rapport synthèse des activités réalisées sur la période 2022–2025, visant à apprécier la contribution de la plateforme au processus électoral et à la gouvernance démocratique en République Démocratique du Congo», a fait savoir Jérôme Bonso, secrétaire permanent de cette organisation.
« Au niveau interne, les résultats obtenus traduisent notamment le renforcement des compétences du personnel et des intervenants à travers des ateliers de renforcement des capacités et d’analyse technique, facilitant la mise en œuvre efficace et efficiente des activités, ainsi que par la désignation, l’entérinement et l’investiture de l’ancien Secrétaire Général de l’AETA, Gérard Bisambu, comme membre de la plénière de la nouvelle CENI, en raison de l’impact des actions et de la visibilité de la plate-forme», a-t-il poursuivi.
A ces acquis s’ajoutent la désignation et la notification du Secrétaire Permanent de l’AETA, Jérôme Bonso, par le Ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, en qualité d’expert chargé de participer aux travaux techniques d’évaluation du processus électoral en RDC et d’approfondissement des réformes électorales.
«Au niveau externe, les résultats enregistrés comprennent le développement des partenariats avec d’autres acteurs engagés dans l’amélioration de la gouvernance, le renforcement des capacités et la sensibilisation d’environ cent (100) conseillers communaux sur leurs rôles et responsabilités en matière de gouvernance administrative et financière des Entités Territoriales Décentralisées (ETD), ainsi que la mise en place et le fonctionnement effectif de huit (8) synergies multi-acteurs dans les ETD des provinces couvertes par le programme, avec l’appui du Partenaire Technique et Financier (PTF)»,a-t-il conclu.

La problématique de la sécurisation des élections en temps de guerre évoquée
La sécurisation des élections en période de guerre a été évoquée lors du débat au travers le sous-thème « La problématique des élections dans un pays en situation de guerre et d’instabilité institutionnelle : cas de la RDC ».
«En plus de la Police nationale congolaise(PNC),la  planification opérationnelle dans le contexte actuel,  nécessite l’actualisation de son cadre légal en vue de prendre en compte d’autres intervenants, notamment les forces armées de la RDC et d’autres services de sécurité. », a indiqué le  secrétaire permanent de l’ AETA.
Pour gagner le pari de la sécurisation du processus électoral, l’AETA souhaite que   d’autres structures de la société civile puissent s’approprier cette question,  notamment des comités nationaux et provinciaux de sécurisation des élections, ainsi que des centres provinciaux au niveau local.
Selon Jérôme Bonso, une stratégie particulière de sécurisation est indispensable dans les provinces sous occupations et à  problèmes, à l’instar du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri et du Bandundu, qui sont secouées par des groupes armés contrôlés par le Rwanda et des conflits ethniques, amplifiés par les Mobondo.
L’organisation des élections dans ces provinces, a-t-il souligné, demeure un défi majeur  en raison de l’instabilité institutionnelle liée à la guerre.
Pour y parvenir, l’AETA propose d’intégrer, dans la dynamique de sécurisation des élections, la logique de mutualisation des forces sous la direction d’un commandement opérationnel intégré.Dorcas Nsomue

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