Réunissant juristes, acteurs politiques, de le société civile, humanitaires, une conférence sur le droit international ( DIH) et les défis posés par les conflits armés contemporains, organisée par le Comité International de la Croix- Rouge (CICR) s'est tenue le jeudi 23 juillet 2026 au Salon Lubumbashi à Pullman Hôtel.
Des échanges avec les panelistes François Moreillon, Chef de la délégation régionale du CICR;Fred Bauma, directeur exécutif d'Ebuteli;Julienne Lusenge, prof à l'Université de Kinshasa etc il s'en est ressorti que plusieurs défis sont à relever pour assurer la protection des civils dans les zones de conflits armés. Certes il est vrai que la responsabilité incombe en premier aux parties en conflit mais, pour ce qui est de la République démocratique du Congo,il est constaté que les FARDC font face à plusieurs défis. Mais, comme là où il y a la volonté, il y a chemin, les forces armées congolaises ont pu surmonter certains défis comme celui du recrutement des mineurs.
Cependant, certains sujets interpellent. Il s'agit de l'utilisation des explosifs à large impact dans des milieux fortement peuplés. Explosif qui fait environ 70% des victimes civiles. Voila qui exige la responsabilité de toutes les parties prenantes.
Le second sujet interpellateur est celui de la technologie dans les conflits qui évolue très rapidement avec l'utilisation des drones par toutes les parties en conflit au détriment de la population.
A la question de savoir comment garantir le respect du droit international humanitaire,les différents panelistes ont relevé le fait que sur terrain, tous les belligérants n'ont qu'un seul objectif : détruire l'ennemi. Comme l'idéal est d'éviter des conflits dans les zones densément peuplées , la vulgarisation ,une répression très efficace à travers des audiences foraines où dans sanctions exemplaires seront infligées sur le plan judiciaire aux coupables sont les seules méthodes qui peuvent décourager toute partie à la violation du droit international humanitaire.
Par ailleurs, il faut préciser qu' à ce jour, à travers le monde,quelque 130 conflits armés plus de 60 états et 120 groupes armés non étatiques identités comme parties à ces conflits alors que plus de 204 millions de personnes vivent dans des zones sous le contrôle total ou contesté de groupe armés.
Le respect du droit international humanitaire étant une affaire de tous, cette conférence s'est voulu un moment pour renforcer l'engagement des uns et autres en créant des espaces de connaissance et d'identifications de ponts. Y.K
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