« Cette épidémie ne se déroule pas dans un vide sanitaire », explique Issa Moussa, chef des programmes de MSF au Sud-Kivu. « Les leçons tirées des précédentes flambées sont claires : concentrer tous les efforts sur une seule urgence peut avoir des conséquences dramatiques. Lorsque les soins de santé de base sont interrompus, davantage de personnes risquent de mourir de maladies évitables que de l’épidémie elle-même. »
Au Sud-Kivu, les communautés continuent de faire face au paludisme, au choléra, à la rougeole, à la malnutrition ainsi qu’aux violences sexuelles. Dans le même temps, l’insécurité persistante provoque régulièrement l’arrivée de blessés dans des structures de santé déjà sous pression et complique davantage l’accès aux soins pour les communautés.
« Les femmes enceintes ont toujours besoin de soins maternels, les enfants de vaccination, et les patients de traitements contre d’autres maladies courantes », poursuit Issa Moussa. « Maintenir les services de santé de routine est également essentiel pour détecter rapidement d’éventuels cas d’Ebola. Les communautés continuent de se rendre dans les structures de santé auxquelles elles font confiance. Préserver cet accès aux soins est donc indispensable, tant pour répondre aux besoins quotidiens que pour renforcer la surveillance épidémiologique. »
Parallèlement à sa préparation et à sa réponse contre Ebola au Sud-Kivu où deux centres de traitement Ebola ont été mis en place, MSF poursuit ses activités médicales dans plusieurs zones du Sud-Kivu. Phare News
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