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Violences sexuelles : la RDC lance une alliance internationale pour renforcer la prévention


La lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre, sur les conflits reste une priorité pour le pays de Patrice Emery Lumumba, c'est pour cette raison que le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a procédé au
lancement officiel de la présidence de la République démocratique du Congo de l’Alliance Internationale de l’Initiative pour la prévention de la violence sexuelle (PSVI) pour l’année 2026. Cette cérémonie a été vécue sous la houlette de la Première Dame de la RDC, Championne de la Prévention des Violences Sexuelles liées aux conflits  a eu lieu le  mardi 23 juin 2026 à Kinshasa.

Cette conférence organisée à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit, a été placée sous le thème : « Violences sexuelles liées aux conflits contre les enfants : Protéger l’avenir et autonomiser les aidants ».

L'événement de Kinshasa  a été couronné par  le lancement officiel de la campagne mondiale « One Voice ».

En effet, cet événement a connu la présence  des activistes des droits humains, des organisations de la société civile engagées dans la promotion des droits des femmes, la lutte contre les violences basées sur le genre ainsi que les membres du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH).

Dans son adresse,  le ministre des droits humains a dressé un tableau préoccupant des violences sexuelles dont sont victimes les femmes et les jeunes filles congolaises depuis plusieurs décennies.

Le patron des droits humains a, en outre, salué l’engagement de la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, pour son implication dans la défense des droits des femmes et l’accompagnement des victimes de violences sexuelles à travers le pays.

Poursuivant son intervention, le ministre a rendu hommage au président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour les différentes initiatives entreprises et mises en place en faveur des victimes,
à l'instar de la création du Fonds National de Réparation des Victimes de Violences Sexuelles liées aux Conflits et des Crimes contre la Paix et la Sécurité de l’Humanité (FONAREV).

Parlant des perspectives de la RDC,
 le ministre a présenté aux participants, les différentes priorités de la RDC durant sa présidence de l’Alliance PSVI.

Parmi lequelles , on note  l’organisation d’un événement parallèle en marge de la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme (CSW) à New York, le lancement de la campagne mondiale « One Voice », la tenue d’un forum provincial sur la masculinité positive ainsi que des initiatives de lutte contre la cyberviolence.

De son côté, Micheline Ombae, ministre du Genre, famille et enfants (GFAE) a, abordé la question sur la consolidation de la coordination et des partenariats entre l'Etat et les structures existantes, car, les enfants portent trop souvent le poids d’un crime qu’ils n’ont pas commis.

 « Aujourd’hui, nous souhaitons également attirer une attention particulière sur une réalité souvent ignorée : celle de l’esclavage sexuel et des enfants nés de viols. 
À l’issue de ce forum, nous espérons pouvoir renforcer la coordination et les partenariats afin que les droits des femmes et des enfants soient pleinement respectés et protégés », a déclaré Micheline Ombae, ministre du Genre, famille et enfants (GFAE).


Vivian van de Perre  a insisté  sur la prévention pour mettre fin aux violences sexuelles contre les enfants

Cette conférence hydride organisée en marge de la journée internationale pour l'élimination de la violence sexuelle en temps de conflit, a permis aux participants de réfléchir sur les différents mécanismes à mettre en place pour éradiquer ce fléau. Selon eux, la meilleure option est la '' prévention '', car, elle permet de mettre fin aux violences sexuelles contre les enfants, étant donné qu'ils sont des victimes cibles des auteurs de ses actes affreux.

Et pour gagner le pari de ce combat, Vivian van de Perre, la représentante du Secrétaire général des Nations-Unies, à cette rencontre a estimé qu'il faudrait s'investir d'avantage et agir sur trois fronts , à  savoir, la prévention, en s’attaquant aux causes profondes de la violence sexuelle, en renforçant les institutions et en investissant dans des services axés sur l’enfant ;  la protection, pour que les enfants vivant dans une zone de conflit soient en sécurité, et enfin, l’application du principe de responsabilité, pour que les victimes obtiennent justice et que les auteurs répondent de leurs actes.

 '' Alors que les conflits s’intensifient partout dans le monde, un nombre choquant de filles et de garçons sont victimes de viols, d’esclavage sexuel, de mariages forcés et d’autres formes de violence '', a déclaré Vivian van de Perre  Représentante du Secrétaire général des Nations-Unies.

Elle a, cependant, déploré  le faite que
ces crimes  déchirent le tissu social et peuvent laisser des traces indélébiles,  en provoquant des traumatismes physiques et psychologiques, et entraîner l’exclusion sociale.

« Les enfants ne doivent jamais être pris pour cibles dans la guerre. Leur protection est un impératif juridique et moral pour chaque combattant et chaque pays. Trop souvent, les conflits volent l’enfance. Mais ensemble, nous pouvons bâtir un avenir où chaque fille et chaque garçon grandira en sécurité et dans la dignité », a-t-elle dit.

Notons que  cette commémoration intervient à un moment clé où la RDC assume la présidence de l’Alliance internationale pour la prévention des violences sexuelles en situation de conflit et siège à la fois au Conseil des droits de l’homme et au Conseil de sécurité.

La Monusco s’engage à soutenir le gouvernement dans la prévention

Déterminée à accompagner le gouvernement congolais dans cette démarche de l'élimination des violences sexuelles dans le pays,  la Monusco a, à  cette occasion, pris l'engagement à soutenir les autorités congolaises dans la prévention et la réponse aux violences sexuelles liées au conflit, en passant par le renforcement des mécanismes de protection pour les populations à risque, le soutien aux enquêtes et aux processus de redevabilité, l’expansion d’une assistance globale centrée sur les survivants.

« Cette assistance inclut l’accès rapide, confidentiel et non discriminatoire à des soins médicaux de qualité, la prise en charge clinique du viol, l’élargissement des services de santé mentale et psychosociale, ainsi qu’un accompagnement juridique et des programmes de réintégration socio-économique pour restaurer la dignité et l’autonomie des survivants », a indiqué  Viviane Van De perre.

« Placer les survivants au centre de toute intervention est essentiel pour obtenir un impact durable et briser le cycle des violences », a-t-elle martelé .

Pour réussir cette bataille, Viviane Pere  a estimé que la Monusco  doit intensifié la collaboration avec les institutions nationales, la société civile et les leaders communautaires pour lutter contre la stigmatisation et promouvoir des environnements où les survivants sont crus, protégés et soutenus. LP

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