Après plusieurs années d’anarchie dans la circulation des taxi motos dans le transport en commun dans la ville de Kinshasa, les députés provinciaux viennent de produire un « Edit » qui met fin à l’anarchie dans le secteur. C’était à l’issue de la plénière du vendredi 24 avril 2026 qu’était adopté l’Edit « portant réglementation du transport par taxi-moto dans la ville de Kinshasa ». Porté par le député provincial Nicolas Wemakoy depuis octobre 2025, Cet édit, croit-on savoir, sera transmis à l’exécutif provincial pour sa promulgation dans les jours à venir. A en croire certaines de ses dispositions, toute violation du Code de la route par un conducteur de taxi -moto sera sanctionné par une amende d’un million de francs congolais ou, à défaut, 30 jours de prison. En attendant la mise en application de cette mesure,l’on est maintenant entré dans la période de sensibilisation, avant sa mise en exécution sur le terrain dans 90 jours. Dans sa motivation, l’auteur de l’édit a précisé que seuls les éléments de la police routière et les agents du Ministère provincial de transport, préalablement identifiés, seront habilités à procéder aux contrôles du respect de la nouvelle réglementation. Et d’ajouter que ce texte vise à promouvoir l’exercice de cette activité dans le respect du Code de la route. L’élu de la circonscription électorale de la commune de Ngaliema a souligné que « réglementer ce secteur, c’est aussi le protéger, l’ordonner et le sécuriser ». Selon la
nouvelle réglementation, plusieurs catégories de personnes ne pourront plus être transportées par les «Wewa», notamment les femmes enceintes, les
enfants de moins de 12 ans non accompagnés, ainsi que les personnes
en état d’ivresse. Il y a en également, d’autres restrictions concernant l’accès à la profession elle-même. Les hommes en uniformes, notamment: les militaires, policiers, fonctionnaires de l’ Etat, mineurs et étrangers sont exclus de l’activité de conduite des moto-taxi,
dans une logique de régulation et de sécurité. En cas de non respect, les
contrevenants s’exposeront à de fortes amendes comprises entre 20.000
francs congolais et 1.000.000 francs congolais. . Il est prévu aussi, jusqu’à l’emprisonnement de 30 jours. Il y a lieu de rappeler que les « wewa » traînent une réputation sulfureuse de violence
pour s’être faits justice à plusieurs reprises après des incidents et des accidents routiers avec des conducteurs d’autres engins. Réputés pour des injures faciles, incorrigibles à souhait, et obstruction des voies de communications dans tous les sens. Sans oublier la tarification de la course au gré de leurs humeurs, et surtout en cas de rareté de transport en commun. Pour mémoire, les motos- taxi ont commencé à se généraliser dans la ville province de Kinshasa au début des années 2000. Certaines sources signalent qu’ils se sont imposésd’euxmêmes comme solution
de transport en commun face aux carences du service public, avant
d’être progressivement réglementés par les autorités urbaines. Dans cette normalisation au fil du temps, d’autres sources soulignent que pour la première fois, vers 2009, sous le gouverneur André Kimbuta Yango, l’interdiction de franchir ex- Kalina était prise. Toujours sans succès, successivement sous les deux locataires de l’hôtel de ville, Gentiny Ngobila Mbaka et Daniel Bumba Lubaki. Ce, jusqu’à l’adoption en date du vendredi 24 avril 2026 par les députés provinciaux de l’édit, réglementant ce nouveau « business » qui ne cesse
d’aiguiser l’appétit des opérateurs économiques de tous poils. JRE
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