Dépense fiscale pétrolière : plus question de gaspiller l’argent du Trésor public
Depuis des décennies, la République Démocratique du Congo était victime de la méchanceté d’une catégorie des citoyens qui estimait que sucer l’argent du Trésor public dans le cadre de dépense fiscale pétrolière était une meilleure option. Cette façon d’agir a mis le gouvernement congolais face à une situation désolante.
L’avènement du gouvernement Suminwa avec des têtes bien faites, les élèves obéissants à la vision du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ces derniers après une bousculade due à la carence des produits pétroliers dans le pays, il s’en est suivi une compréhension parfaite de la question sur la dépense fiscale pétrolière, les meilleurs élèves de l’école Fatshi se sont décidés de mettre sur pied une politique liée aux réformes des finances publiques dont le secteur pétrolier constitue une priorité.
Aujourd’hui, ces réformes entamées dans le cadre d’une action concertée a produit des résultats probants. C’est un pari gagné pour la République.
L’objectif principal de cette réforme structurante était d’arriver à la rationalisation des charges supportées par le Trésor public. Car, la dépense fiscale pétrolière avait atteint des niveaux particulièrement élevés, s’établissant à 1,6 milliard USD en 2022 puis à 1,1 milliard USD en 2023, représentant en moyenne 15 % des recettes courantes mobilisées sur ces deux exercices. Conscient des risques que cette situation infligeait au trésor et qui jouait sur l’équilibre budgétaire, le gouvernement avait décidé, dès 2024, d’engager une réforme profonde et coordonnée du dispositif.
Devant un tableau aussi sombre, avec toutes les caprices des sociétés pétrolières, le pays devait imposée sa politique suivant les normes édictées par le contrat de partenariat avec les sociétés pétrolières oeuvrant sur le sol congolais.
Le ministre des Finances, Doudou Fwamba devrait à tout prix travailler d’arrache-pied pour que seul le Congo soit plus fort en maintenant son équilibre fiancier. Dans le cadre de ce combat, une réforme structurante, menée en synergie entre le ministère de l’Économie Nationale, le Ministère des Finances et le Ministère des Hydrocarbures était scellée.
Il sied de noter que, cette réforme a trouvé son fondement juridique à l’article 22 de la Loi des Finances, exercice 2025, lequel a conduit à la signature, le 02 mai 2025, d’un arrêté interministériel Économie Nationale–Finances–Hydrocarbures portant taxation des carburants terrestres et d’aviation consommés par les sociétés minières et leurs sous-traitants. Cet arrêté a acté l’exclusion totale de ces opérateurs du mécanisme de subvention pétrolière jusque-là pris en charge par l’État.
Plus d’exonération, plus des paiements échelonnés à l’importation des produits pétroliers
Comme stratégie après une analyse minutieuse du dossier, l’arrêté interministériel a servi de boussole pour faire respecter les décisions du gouvernement congolais en toute souveraineté. C’est le Congo qui gagne.
Ainsi, la mise en œuvre effective de cette réforme interministérielle, intervenue à la fin du mois de juillet 2025, combinée à la suspension des exonérations et des paiements échelonnés à l’importation des produits pétroliers décidée par le ministère des Finances, ainsi qu’à l’intensification des opérations de marquage moléculaire et des missions de contrôle menées par la Brigade de lutte contre la fraude et la contrebande pétrolière sous l’autorité du Ministère des Hydrocarbures, a produit des résultats remarquables.
Une réforme qui ouvre la porte à une augmentation de plus de 1 700 % des recettes pétrolières
Après avoir mis en place une stratégie claire et respectueuse, le pays de Patrice Emery Lumumba a vu les recettes pétrolières connaître une augmentation de plus de 1 700 %.
Cette conclusion est le fruit des données de la Direction Générale des Douanes et Accises ( DGDA), qui illustrent clairement l’impact de cette réforme structurante qui a donné naissance aux renflouement des caisses de l’Etat de manière surprenante.
En effet, les recettes pétrolières mobilisées en 2025 sont passées d’une moyenne mensuelle de 4 435 381 043 CDF entre janvier et juillet (période antérieure à la réforme) à 78 508 025 374 CDF par mois entre août et décembre 2025, après son entrée en vigueur.
C’est grâce à cette réforme menée par le Gouvernement dans un esprit de solidarité et de coordination interministérielle que la DGDA a significativement amélioré ses performances, mobilisant 6 848 milliards de CDF à fin décembre 2025, contre 6 280 milliards de CDF prévus dans le Plan de Trésorerie 2025 (PTR), soit un taux de réalisation de 109 %.
Ce bilan met en évidence l’impact positif d’une action publique concertée, fondée sur la rigueur, la rationalisation des dépenses et le renforcement des mécanismes de contrôle, au service de la soutenabilité des finances publiques et de la mobilisation accrue des recettes de l’État.
Dorcas N.M
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