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Anadec:Mathieu Muboyayi a clôturé le mois de la femme à la prison de Ndolo



En sa qualité de Directeur Général adjoint de l’Agence Nationale de Développement de l’Entrepreneuriat Congolais( Anadec), Mathieu Tshibumbu Muboyayi a pris une part active à la cérémonie de clôture du mois dédié aux droits des femmes organisée à la prison militaire de Ndolo le samedi 28 mars 2026. Cérémonie placée sous le thème : « Savoir-faire des pensionnaires femmes au cœur des expositions » et, sanctionnée par la remise des brevets à plusieurs femmes après des formations dans divers domaines entrepreneurials.
Autrefois considéré comme un lieu des marginaux, ces lieux carcéraux, prison  centrale de Makala et Ndolo, pour ce qui est de la ville de Kinshasa , sont aujourd’hui réellement transformés en milieu de rééducation et d’entrepreneuriat pour une meilleure réinsertion sociale une fois la peine purgée.

Cette activité est une occasion d’honorer la femme congolaise car, le thème international de cette année, selon les autorités pénitentiaires, raisonne comme un tambour de guerre contre l’indifférence. Il consacre le droit, la  justice et recommande une action pour toutes les femmes et filles car, chaque femme mérite de vivre dans la dignité, le respect et la sécurité. Aucune femme ne devrait pleurer dans le silence face à l’injustice, la violence et la discrimination. Et comme les paroles seules ne suffisent pas, il faut une action radicale, qui ne laisse rien sur son chemin. Le monde attend des actes concrets, des décisions courageuses ainsi que des changements réels.
 Aux femmes de la parties est du pays meurtries par les cycles de violence, un message fort est lancé. Elles doivent avoir à l’esprit qu’elles ne sont pas seules. Elles demeurent le sanctuaire de la dignité nationale. Réclamer la justice, n’est pas une option mais, une dette que la nation a envers elles. La RDC ne décollera pas tant que sa moitié féminine reste clouée au sol. Il n’est pas question de célébrer la femme en ce mois qui lui dédié et, l’oublier demain. Il doit être question de respecter son droit, exiger sa justice, financer son autonomie et protéger l’avenir de chaque petite fille. Cette femme qui mérite protection est aussi celle qui est détenue. Car, derrière ces murs, il y a aussi des vies qui, malgré les erreurs de circonstance, méritent une seconde chance. La justice ne doit pas seulement punir mais aussi corriger, réhabiliter et reconstruire. Cette réinsertion sociale de la femme détenue est aussi un acte humanitaire car, une femme qui retrouve sa dignité peut devenir un pilier pour sa famille et sa société. LPN

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