Les professionnels des médias ont pris part à un atelier de formation sur dispositions relatives aux bénéficiaires effectifs de l’exploitation minière en République Démocratique du Congo, le mardi 17 mars 2026. Organisée par une organisation de la société civile dénommée :« Sentinelles des ressources naturelles », cette dernière a, au cours , de cette rencontre avec les professionnels des médias procédés, à la vulgarisation du livret mis en place à cet effet en vue de renforcer la transparence dans ce secteur.
Cet atelier vise à renforcer la compréhension et l’appropriation par les professionnels des médias, des dispositions relatives à la transparence sur les bénéficiaires effectifs dans le secteur des ressources.
Dans son adresse, Jean-Pierre Okenda, le directeur exécutif de « Sentinelles des ressources naturelles » , a fait savoir à l’assistance que ce moment d’interaction avait pour objectif de démontrer aux professionnels des médias la pertinence du livret de dispositions relatives aux bénéficiaires effectifs qui vise à lutter contre la corruption dans le secteur minier et à renforcer la transparence dans le secteur des ressources naturelles.
En effet, ce livret a été mis en place avec la collaboration de l’Agence de prévention et de la lutte contre la corruption (APLC) et l’organisation internationale « Natural resource governance institue ».
Nécessité de la mise en place d’un registre des propriétaires effectifs
Le directeur exécutif, qui a assuré cette formation a relevé que la loi sur le blanchiment des capitaux et la lutte contre le terrorisme prévoit la mise en place d’un registre des propriétaires effectifs en RDC, qui, cependant n’est pas encore disponible
jusqu’à ce jour.
A ce titre, il a insisté sur le fait que le pays de Patrice Emery Lumumba a, l’obligation, dans le cadre de renforcement de la transparence à mettre en œuvre la divulgation complète des informations relatives aux bénéficiaires effectifs de cette exploitation, conformément à la norme ITIE ( Initiative de Transparence des Industries Extractives).
Selon lui cette transparence permet de lutter contre la corruption, de sécuriser les revenus de l’État et de renforcer la confiance des investisseurs dans les secteurs minier, pétrolier et gazier.
Défis et enjeux de l’application de ces dispositions
Poursuivant son intervention, le n°1 de a énuméré les différents défis et enjeux que connaît l’application de ces dispositions, notamment des enjeux liés à l’instabilité politique et des conflits internes, à la corruption endémique, au manque d’infrastructures et de ressources institutionnelles, au système informatique lacunaire caractérisée par l’absence de bases de données fiables et interopérables pour le suivi des transactions et des bénéficiaires effectifs qui rend difficile la collecte et l’analyse des informations requises.
Abordant la question sur l’interprétation des différentes lois, Jean- Pierre Okenda soulevé certaines dispositions qui doivent , selon lui, être revisitées dans les différents textes régissant le secteur extractif congolais, tel que le code minier.
Il a souligné que le problème est lié aux défis causés par les ambiguïtés et des contradictions dans les lois nationales lesquelles peuvent créer des obstacles à leur application uniforme et efficace.
« Le secteur extractif est souvent marqué par l’exploitation illégale, ce qui représente un défis supplémentaire en matière de transparence des bénéficiaires effectifs », a dit Jean- Pierre Okenda
Pour palier à cette situation, le directeur exécutif de la Sentinelle a évoqué l’expérience des pays freres tel que le Nigéria démontre dont la divulgation des bénéficiaires effectifs contribue à mettre à jour des pratiques de corruption et de népotisme, tout en renforçant l’Etat de droit et la reddition demptes dans le secteur extractif.
Après avoir parcouru quelque modèle de quelques pays, il a été démontré que la République démocratique du Congo est ainsi encouragée à s’inspirer de ces bonnes pratiques afin d’aligner la transparence de la propriété réelle sur ses priorités nationales à travers les réformes pour garantir que les ressources naturelles profitent effectivement au développement du pays . Dorcas Nsomue
© 2026. All Rights Reserved. Distributed by Le Phare News