L’Accord de paix RDC - Rwanda : évaluation de l’exécution ce jeudi 22 janvier au Sénat américain
Signé le 4 décembre 2025 par Félix Antoine Tshisekedi pour le compte de son pays, la République Démocratique du Congo, et Paul Kagame pour le Rwanda, devant le Président des États-Unis Donald Trump qui en est le principal parrain, l’Accord de paix entre la RDC et le Rwanda trébuche au point de semer des doutes chez les sceptiques quant à son application. Des méchantes langues ont trouvé de la matière pour se déchaîner contre les dirigeants congolais qu’ils accusent, sans ménagement, d’avoir été encore une fois roulés.
Mais, contrairement aux instances africaines qui jusqu’ici n’ont jamais pris des mesures fermes contre le Rwanda pour violations répétées de tous les engagements pris dans le cadre de mettre fin à l’insécurité qui règne dans l’Est de la RDC, à cause notamment de son soutien aux forces négatives dont la plupart créées par lui. Pour la Chambre haute des USA, le parrainage du chef de l’État vaut respect et considération. Voilà qui explique l’initiative prise par le Sous-Comité Afrique du Sénat américain pour tenir une audience spéciale ayant pour objectif : évaluation de l’exécution de l’Accord de paix entre la RDC et le Rwanda, signé le 4 décembre 2025 par les présidents des deux pays devant leur homologue américain. En clair, les sénateurs américains cherchent à savoir si les engagements pris par les parties ont été respectés, au vu de la recrudescence des violences qui règnent dans l’Est de la RDC. La prise de la ville d’Uvira intervenue après la signature dudit accord, avec la cohorte des malheurs enregistrés pour la population aurait servi d’élément déclencheur de cette démarche qui se veut de grande importance pour les Congolais.
On rappelle en passant que l’armée rwandaise avec ses supplétifs de l’AFC/M23 ont quitté la ville le week-end dernier sur pression diplomatique, laissant une situation déplorable. Plus d’un millier de morts, des millions d’habitants forcés à l’exil dont des enfants sans accompagnement, des vols et pillages, ainsi que la destruction méchante des biens des privés et des infrastructures étatiques.
Tous les biens de valeurs volés prenaient la direction du Rwanda. Une preuve de plus de l’implication totale du régime de Kigali dans la guerre qui sévit dans la partie orientale de la RDC depuis plus de trois décennies, même le président rwandais Paul Kagame et ses collaborateurs ne se gênent jamais de continuer à nier cette évidence avérée. Plusieurs rapports des organisations internationales et régionales ayant attesté que c’est le Rwanda qui agresse son voisin, le Congo, en voulant se camoufler derrière des pseudo rébellions créées, alimentées et dirigées par lui-même.
Au sujet de violations des engagements par le Rwanda, les exemples sont légion. Le régime dictatorial de Kigali, fort du soutien de ceux qu’il sert, n’a jamais, alors jamais respecté un quelconque engagement souscrit. Que ce soit au niveau de l’Organisation continentale ou régionale les dirigeants rwandais passent pour champions toutes catégories de violations des engagements pris. Ils en ont tellement abusé qu’aujourd’hui, c’est tout le monde qui est devenu sceptique de voir le président rwandais et son régime tenir parole.
Les USA refusent de se faire piétiner
Contrairement aux organisations africaines, commençant par l’Union africaine, qui ne parviennent pas à prendre le courage de dénoncer le comportement belliqueux du Rwanda jouant le mercenariat des multinationales qui préfèrent se ravitailler des minerais de sang qui entrent par la porte indiquée pour les exploiter légalement, les États-Unis ne sont pas prêts à cautionner l’humiliation. C’est pourquoi le Sénat a pris cette initiative de procéder à l’évaluation de l’Accord parrainé par le sommet de l’administration américaine, laquelle pourra vraisemblablement aboutir à des sanctions que d’aucuns semblent déjà redouter. Car, pour les Américains, fouler aux pieds des accords parrainés par leur Président, c’est humilier l’Amérique et son président. Chose qu’ils ne sont pas prêts à cautionner.
Selon le communiqué publié, l’audience débutera à 14 heures, heure locale. L.P
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