Déterminé à lutter contre la faim à l’école, le Gouvernement, à travers le ministère de l’Éducation nationale, travaille sur le projet, en étroite collaboration avec différents partenaires, notamment le Programme Alimentaire Mondial (PAM).
Le programme des cantines scolaires vise à offrir un repas substantiel aux élèves afin de lutter contre la faim en milieu scolaire et de réduire l’abandon des études.
C’est pour cette raison que la Première Ministre, Judith Suminwa, est attendue aujourd’hui, lundi 2 mars à Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika, où elle procédera au lancement officiel du programme des cantines scolaires. Cet événement s’inscrit dans le cadre de la Journée africaine de l’alimentation scolaire, célébrée chaque 1er mars à l’initiative des Nations Unies.
En effet, cette Stratégie nationale d’alimentation scolaire positionne ce programme comme une politique publique progressive. Outre les fonds propres affectés à ce programme, le Gouvernement bénéficie des appuis extérieurs, notamment celui de l’Agence française de développement (AFD), dont l’apport se chiffre actuellement à 4 millions d’euros.
Selon Nafiou Issiaka, chargé des cantines scolaires au PAM, 43 écoles de Kalemie bénéficient de cette intervention. Il a déclaré que l’initiative vise à améliorer la fréquentation, la rétention et les performances scolaires, tout en renforçant l’état nutritionnel des enfants et en apportant un appui aux familles.
Une priorité sociale du Gouvernement
Cette initiative rappelle le pilier 4 du Programme d’actions du Gouvernement (PAG), consacré à l’accès aux besoins sociaux de base, notamment l’éducation. Elle complète d’autres mesures, telles que la gratuité de l’enseignement primaire et l’amélioration des conditions d’apprentissage ainsi que du travail des enseignants.
L’alimentation scolaire est ainsi considérée comme un levier essentiel pour promouvoir l’égalité des chances et soutenir le système éducatif, afin d’assurer aux élèves un développement sain du corps et de l’esprit.
Kalemie est une phase expérimentale, car le gouvernement ambitionne d’étendre ce programme à l’ensemble du territoire national. La venue de la Première Ministre à Kalemie envoie un signal fort pour la mobilisation des ressources, le renforcement des capacités et une coordination multisectorielle efficace entre les différents ministères.
Selon le ministère de l’Education nationale, le choix de Kalemie répond à plusieurs critères stratégiques. La province du Tanganyika connaît une vulnérabilité nutritionnelle élevée et des niveaux importants d’insécurité alimentaire. Des facteurs socio-économiques, des déplacements des populations et la fragilité économique renforcent ce besoin.
À Kifungu, une cantine scolaire déjà opérationnelle
À l’école primaire Kifungu, qui compte près de 250 élèves, la cantine fonctionne déjà. Chaque jour, pendant la récréation, un repas nutritif et équilibré est servi aux écoliers.
Les cantines scolaires s’approvisionneront principalement à partir de la production locale issue des potagers et des champs scolaires, contribuant ainsi à l’économie communautaire. Les agriculteurs locaux sont identifiés et contractualisés, et les coopératives agricoles sont encouragées. Cela contribuera également à dynamiser le marché local.
Il s’agit là d’une forte mobilisation gouvernementale qui a été annoncée, car, plusieurs membres du Gouvernement sont également attendus à Kalemie, notamment les ministres de l’Éducation nationale, de l’Agriculture, du Plan et de la Santé publique. Dorcas Nsomue
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